★ Été 2026 · n° 47
Illustration Cannes City, store banne rose
Cuisine provençale · Le Suquet

Da Bouttau, Auberge Provençale

11/20 · Gault&Millau 2026
10 rue Saint-Antoine, Cannes

L'auberge provençale de la rue Saint-Antoine, au Suquet, qui se présente comme le plus vieux restaurant de Cannes (1860). Référencée ici à partir des sources publiques, légende du Festival comprise, avec ce qu'on vérifierait avant d'y aller.

Ce que disent les sources publiques

Da Bouttau, Auberge Provençale est au 10 rue Saint-Antoine, la rue pavée qui monte vers le haut du Suquet. La maison se présente comme le plus vieux restaurant de Cannes, fondé en 1860 par Alexandre Bouttau, et la fiche touristique officielle de la ville reprend la date. Nous la citons pour ce qu'elle est : la date que la maison revendique, pas une archive que nous aurions consultée.

Côté cuisine, le site annonce la bouillabaisse, l'aïoli, les petits farcis, la daube provençale aux zestes d'orange, des côtes de bœuf et des coquelets grillés en salle au feu de bois, et la crêpe Suzette flambée à table. Gault&Millau 2026 lui donne 11/20 (une toque) et compte environ 51 € par personne hors boissons, le prix du menu du chef, avec une cave jugée classique et plutôt chère. C'est une grande maison : 180 couverts, quatre salles climatisées et 14 places en terrasse selon la fiche de la ville. Les anciennes caves abritent le Cotton Club, un salon de jazz avec piano à queue.

L'histoire du Festival, à prendre avec recul

Le site de la maison affirme que l'idée du Festival de Cannes est née à sa table centrale en septembre 1946, autour de Jean Cocteau, Pablo Picasso, Philippe Erlanger, Robert Favre Le Bret et Jean Bouttau. Nous n'avons trouvé aucune source indépendante qui le confirme, et la chronologie invite à la prudence : le Festival avait été conçu pour une première édition en 1939, annulée par la guerre, et sa première édition s'est justement tenue en septembre 1946. Nous lisons donc cette histoire comme une légende de maison, plausible pour les dîners, pas pour la naissance de l'idée.

Même réserve pour la liste de célébrités que le restaurant met en avant, de Picasso à Sean Connery et George Clooney : c'est sa communication, pas un fait que nous avons vérifié.

Ce qu'on éviterait

Y aller pour l'anecdote plus que pour l'assiette : la légende ne se mange pas, et un 11/20 chez Gault&Millau situe la cuisine dans le correct, pas dans l'exceptionnel. S'attabler un soir de Festival sans avoir demandé les prix : le site annonce pour cette période un menu spécial, « La Table des Fondateurs », dont nous n'avons pas le tarif. Et monter la rue Saint-Antoine en talons fins : elle est pavée et en pente.

Ce qu'on vérifierait avant d'y aller

Nous n'y avons pas encore mangé nous-mêmes : voyez ceci comme une entrée de carnet sourcée, pas comme une critique. Notre avis : dans une rue Saint-Antoine très touristique, c'est l'adresse qui a une vraie raison d'être là, et nous la réserverions pour un dîner de daube ou de bouillabaisse plutôt que pour un déjeuner pressé.

Les horaires divergent selon les sources : tous les jours, 12h-14h30 et 19h-22h30 selon la fiche de la ville (mise à jour en avril 2026), 12h-14h et 19h-23h30 selon Gault&Millau. Nous appellerions le 04 92 99 27 17 pour trancher, pour demander si la bouillabaisse se commande à l'avance et pour savoir si le Cotton Club joue ce soir-là. Côté paiement, la fiche de la ville indique carte bancaire, chèque et espèces. Pour comparer avec les autres tables du Suquet, voyez notre page restaurants par quartier.