Par cuisine
Provençal, fruits de mer, italien, méditerranéen, gastronomique, brasserie...
De la table deux étoiles au bistrot du marché, au Suquet. Notre carnet d'où manger à Cannes, mis à jour à chaque saison — sans rémunération des établissements cités.
Provençal, fruits de mer, italien, méditerranéen, gastronomique, brasserie...
Croisette, Suquet, Forville, rue d'Antibes — la table près de chez vous.
Les noms du Guide rouge à Cannes — deux étoiles et l'unique Bib Gourmand de la ville.
Terrasses face à la Méditerranée, plages-restaurants, rooftops sunset.
Les adresses du marché Forville, espèces acceptées, où l'on mange vraiment.
Où dîner correctement à Cannes malgré la cohue de mai.
Cannes nourrit deux publics à la fois, et ils ne se croisent presque jamais. Il y a la Croisette — terrasses du boulevard, menus plastifiés, un surcoût pour la carte postale — et il y a la ville juste derrière, où c'est le marché qui fait la carte et où la même assiette coûte moitié moins. La plupart des visiteurs ne voient que la première. Cette page parle surtout de la seconde.
Nous mangeons des deux côtés depuis quatre ans. Ce que l'on réapprend sans cesse : à Cannes, l'adresse ne dit presque rien. La ville compte exactement une table deux étoiles et exactement un Bib Gourmand, et entre ces deux pôles s'intercalent une maison de fruits de mer de 1953, le plus vieux restaurant de la ville et une série de bistrots du marché, près de Forville, qui ne figurent dans aucun « meilleur de ». Ce sont ceux-là qu'on recommande à ses amis.
Voici donc la liste courte qu'on réserverait vraiment — par occasion et par budget — et les pièges qu'on vous ferait éviter. Aucun restaurant n'a payé pour figurer ici, et nous ne touchons aucune commission. Une note de ménage : nous avons retiré une ancienne fiche « Maison Cocteau » faute d'avoir pu vérifier son existence. On ne publie pas ce qu'on ne peut pas assumer.
La seule table deux étoiles Michelin de Cannes, au sein du Martinez. Depuis sa réouverture en 2024, elle est dirigée par le chef Jean Imbert, dans un registre méditerranéen et au feu de bois. C'est le dîner d'exception — réservez longtemps à l'avance, soignez la tenue, et venez autant pour la vue sur la baie que pour l'assiette. Si vous ne faites qu'un grand repas à Cannes, c'est celui-là.
Site officiel ↗L'institution des fruits de mer, fondée en 1953 et tenue sur trois générations près du Vieux Port. On y vient pour le plateau de fruits de mer et les huîtres, ouvertes en vitrine toute la journée. Ce n'est pas une adresse cachée — tout le monde la connaît — mais elle mérite sa réputation, ce qui près d'un port est plus rare qu'il n'y paraît. Allez-y à une heure creuse pour éviter la file.
Site officiel ↗Notre table honnête préférée à Cannes, et l'unique Bib Gourmand de la ville. Une affaire de famille depuis 1935, aujourd'hui quatrième génération, à quelques pas du marché Forville dont elle cuisine les étals. Espèces uniquement, pas de chichi web, une courte carte manuscrite qui suit le marché. C'est le déjeuner provençal où l'on enverrait un primo-visiteur avant n'importe quelle salle de palace.
Site officiel ↗Le plus vieux restaurant de Cannes, qui remonte à 1860, à mi-hauteur du Suquet. L'histoire est vraie : c'est ici, en septembre 1946, que l'idée du Festival a pris forme dans les conversations. Cuisine provençale classique — bouillabaisse, daube — dans une salle qui nourrit la ville depuis plus d'un siècle. C'est là, et pas dans une adresse inventée, que l'histoire de Cannes s'est vraiment attablée.
Site officiel ↗L'antenne cannoise de la célèbre table niçoise, installée au Majestic Barrière. Petits plats méditerranéens et niçois, pensés pour le partage et pour être vu — c'est le déjeuner où l'on se montre, surtout en saison. Cher, animé, et bon dans son registre. Réservez plutôt un déjeuner en terrasse qu'un dîner pressé.
Site officiel ↗Les terrasses Croisette à menu plastifié. La rangée de restaurants jumeaux face au boulevard mise presque tout sur la vue. La cuisine passe après, l'addition non. Une rue en arrière vous offre une meilleure assiette pour moins cher.
Les menus « Festival » à qualité hors-Festival. À la mi-mai, certains troquent discrètement la profondeur contre le débit — cartes plus courtes, plus chères, visant une foule qui ne reviendra pas. Si un menu n'apparaît qu'en semaine de Festival, méfiance.
Réserver un dîner étoilé qu'on est trop fatigué pour apprécier. La Palme d'Or est une destination, pas un réflexe. Si vous arrivez tard et lessivé, un bistrot du marché vous rendra plus heureux qu'un menu dégustation avalé à la hâte. Gardez la grande salle pour un soir que vous pouvez lui consacrer.
On ne chiffre pas les additions à l'unité — elles bougent avec la saison et la table. Voici des fourchettes d'orientation par personne, hors boisson, hors semaines de Festival. Une direction, pas une grille de prix.
| Catégorie | Fourchette | Remarque |
|---|---|---|
| Déjeuner du marché / bistrot | 15–30 € | La fourchette d'Aux Bons Enfants — espèces, courte carte, sans chichi, vraie cuisine. |
| Brasserie / plateau de fruits de mer | 35–70 € | Le territoire d'Astoux et Brun. Le plateau, c'est la dépense. |
| Méditerranéen, où l'on se montre | 60–120 € | La Petite Maison et les terrasses de la Croisette. Vous payez aussi la salle. |
| Gastronomique / menu dégustation | 150 €+ | La Palme d'Or et les salles des grands hôtels. |
| Semaines de Festival | prévoyez un surcoût | Les tables disparaissent et les prix se tendent à la mi-mai. Réservez tôt ou dînez tôt. |
Évitez les terrasses à menu plastifié alignées sur la Croisette et visez plutôt une terrasse d'hôtel avec une vraie cuisine derrière — La Petite Maison au Majestic, ou une plage-restaurant réservée à l'avance. La règle : si la vue est la seule chose qu'on vous vend, remontez d'une rue dans la ville, là où la cuisine est le sujet.
Pour les tables étoilées et celles où l'on se montre, oui — et bien à l'avance en mai et juin. Pour les bistrots du marché comme Aux Bons Enfants, arriver tôt (espèces en poche) suffit souvent, mais une petite salle se remplit vite en pleine saison. Dans le doute, réservez.
Non. Il n'existe pas de restaurant vérifié nommé Maison Cocteau à Cannes — nous avons retiré une ancienne fiche faute de pouvoir le confirmer. La vraie histoire Cocteau-Festival appartient à Da Bouttau, au Suquet, le plus vieux restaurant de la ville, où l'idée du Festival a été évoquée en 1946.
Réservez tout ce que vous pouvez des semaines à l'avance, mangez à des heures décalées et appuyez-vous sur les bistrots du marché à l'écart de la Croisette, que la foule à badge a tendance à oublier. Le déjeuner est plus facile que le dîner en semaine de Festival ; le centre et Le Suquet battent le boulevard sur le rapport qualité-prix comme sur la disponibilité.
Non. Nous ne percevons aucune rémunération ni commission des établissements de cette page. Les liens renvoient au site ou à la page de chaque restaurant pour que vous vérifiiez et réserviez en direct.
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